Kyabdjé Gosok Rinpotché Biographie

Le très Vénérable Kyabdjé Gosok Rinpotché est un moine bouddhiste reconnu au Tibet comme étant l'émanation d'une série de maîtres spirituels insignes. A ce titre, en raison notamment de ses grandes qualités d'amour bienveillant de compassion et de sagesse, il est dit être précieux pour les êtres.

Dans sa lignée d'incarnations figure ainsi l'Omniscient Kaudinya, l'aîné des cinq premiers disciples du Bouddha Shakyamouni. Plus tard, il est au Tibet Deundroup Gyatso, un célèbre abbé duCollège Drépoung Gomang. Avec Séra et Gandèn, Drépoung est l'une des trois principales universités monastiques tibétaines. La lignée des Gosok Rinpotché, dont le nom évoque l'appartenance monastique et l'origine mongole, remonte à ce maître de la Tradition des Vertueux, les Guélougpas. En tant que lama de la tradition des Anciens, Rinpotché fut en particulier Longtchèn Rabdjampa, l'un des grands codificateurs des enseignements de la Grande Perfection. Il fut également Rigdzin Lhoungsèl Nyingpo, un célèbre maître de méditation. Réputé pour son esprit non partisan, le très Vénérable Gosok Rinpotché incarne ainsi une lignée de guides spirituels éminents appartenant aux quatre traditions de transmission du bouddhisme au Tibet.

L'actuel Gosok Rinpotché est né en 1948 au village de Molha, près de Lithang qui est la ville principale du Kham, la région orientale du Tibet. Sa naissance fut marquée par de nombreux signes propices, ceux-là mêmes que l'on avait pu observer lors de la naissance de ses prédécesseurs. A l'âge de quatre ans, il est reconnu par le tuteur du Dalaï Lama Takdrak Rinpotché, en tant que réincarnation du précédent Gosok Rinpotché. Intronisé l'année suivante au sein de sa maisonnée monastique, le Gosok Ladang, il est reconnu comme tel par les nombreux monastères et familles qui sont traditionnellement placés sous son autorité spirituelle. A l'âge de sept ans, il entreprend l'étude des grands traités philosophiques. Et trois ans plus tard, il se rend à Lhassa pour poursuivre sa formation religieuse au sein du prestigieux monastère de Séra Mé.

En 1959, alors âgé de 11 ans, Rinpotché fuit le Tibet et se rend en Inde. Et dès 1961 il participe à la construction du nouveau complexe monastique de Séra, près de Mysore, où il poursuit son cursus. Au terme de ses études, à 36 ans, il est reçu premier au rang de Guéshé Lharampa. Ce titre correspond au degré supérieur du grade de Docteur en philosophie bouddhiste. Il est décerné au terme de difficiles débats dialectiques réunissant les religieux les plus éminents issus des trois grandes universités monastiques Guélougpas. Conformément à la tradition, Rinpotché parachève sa formation religieuse au sein du collège de Gyumé où il obtient le titre de Spécialiste des Tantras9. N'acceptant pas plus de cinq cents moines, ce monastère est, avec celui de Gyuteu, la plus grande institution religieuse tibétaine dévolue exclusivement à l'étude et à la méditation des Tantras.

 

En 1984, Kyabdjé Gosok Rinpotché effectue un pèlerinage d'un an au Tibet, dans la région du Kham. Auprès d'une population emplie d'une grande ferveur et dans plus de 40 monastères, il donne alors de nombreux enseignements et confère l'ordination monastique à de vastes assemblées de moines. Une visite en Chine d'un mois conclut cet important voyage.

De retour en Inde l'année suivante, Sa Sainteté le Dalaï Lama le nomme Vice-abbé du collège tantrique de Gyumé. En 1986, Rinpotché se rend à Osaka, au Japon, où il participe à un congrès religieux organisé par d'importants temples bouddhistes. A cette occasion, il donne des conférences et des enseignements publics, de même qu'il confère des initiations à 25 grands abbés japonais.

Deux ans plus tard, en 1988, Kyabdjé Gosok Rinpotché accède à la charge d'Abbé de Gyumé dont il devient ainsi le responsable le plus jeune depuis l'institution des collèges tantriques. Sous sa direction, l'étude et la méditation des Tantras sont renforcées. En outre, grâce à l'aide financière généreuse d'une association bouddhiste japonaise, il oeuvre à la construction du nouveau monastère que Sa Sainteté le Dalaï Lama inaugure en 1990. Des cellules pour les moines, un centre de retraite et un grand hall de prières furent ainsi édifiés.

Plus tard, entre mars 1992 et été 1996, Rinpotché est Abbé du monastère de Séra qui rassemble alors quelques 5000 moines. Au cours de presque cinq années, non seulement il consolide le cursus d'études, mais il s'intéresse également aux conditions de vie des religieux, avec notamment l'amélioration de la nourriture et la construction d'un dispensaire et d'un hôpital.

De part les fonctions d'Abbé qu'il a occupé, Kyabdjé Gosok Rinpotché est aujourd'hui sur la voie qui mène au rang de Gandèn Tripa, détenteur du trône de Gandèn. Cela signifie qu'il entrera alors dans la lignée des successeurs du maître Djè Tsongkhapa, assurant ainsi la charge de chef spirituel de l'école Guélougpa.

En automne 1997, Rinpotché s'installe à Taiwan. Réunissant des disciples, il organise à leur intention des enseignements et des retraites, oeuvrant ainsi au maintien et à la diffusion de la pensée du Bouddha dans ce pays de tradition bouddhiste. Plus récemment, Kyabdjé Gosok Rinpotché fonde le monastère Phuntsok Tcheuling à Katmandou, au Népal, grâce au soutien d'un généreux donateur taiwanais. Inaugurée au mois de juillet 2002, cette institution s'adresse plus particulièrement aux jeunes moines. Rinpotché y a institué un cursus d'études complètes alliant les disciplines religieuses traditionnelles à une formation de base à la lecture, l'écriture et le calcul et, bientôt, aux langues étrangères et à l'informatique. Actuellement une centaine de jeunes moines y étudient.

Diffusant l'enseignement du Bouddha de part le monde, Rinpotché a visité de nombreux pays en Europe (Allemagne, France, Hollande, Italie, Suède...), en Amérique (USA et Canada), en Asie (Inde, Japon, Malaisie, Mongolie, Singapour, Tibet, Vietnam…), ainsi qu'en Afrique (Togo).Réunissant de nombreux disciples, il a fondé des centres d'étude et de pratique du Dharma en France (Paris, Nantes), Hollande, Italie, Indonésie, ainsi qu'à Taiwan où il réside principalement. S'agissant des projets qui lui tiennent particulièrement à coeur, Rinpotché met en place un programme d'aide aux nombreux monastères du Tibet oriental dont il est responsable. Ces derniers doivent faire face à de grandes difficultés matérielles et financières, si bien qu'actuellement ils ne peuvent répondre pleinement à leur vocation. Après de longues périodes douloureuses, il s'agit désormais de reconstruire les bâtiments délabrés ou insalubres, de rénover et d'équiper en eau courante et en sanitaires ceux qui sont viables, et d'en édifier de nouveaux. De fait, l'afflux croissant de jeunes moines depuis quelques années pose de sérieux problèmes d'hébergement et rend critique l'insuffisance de locaux d'enseignements et le manque de professeurs.Telle est la situation en particulier du monastère Golok Goeunsar qui, comme de nombreux autres, est très démunis. Un projet le concernant vise à construire un bâtiment important disposant de plusieurs salles de cours et des commodités attenantes : bibliothèque, dispensaire, logements pour les professeurs et le médecin, cuisine et réfectoire, sanitaires, magasin etc.

De même, alors que les offrandes des villageois constituent la source principale de revenus des monastères, ceux-ci doivent faire face à des dépenses courantes croissantes, avec en particulier la prise en charge des moines les plus déshérités. Faute d'aide, de nombreux religieux sont périodiquement contraints de travailler pour subsister. Pendant ce temps-là, ils n'étudient pas et oublient ce qu'ils ont appris. C'est donc là un obstacle important aux activités d'étude, de réflexion et de méditation qui sont celles des religieux bouddhistes. D'où la responsabilité qu'assume Kyabdjé Gosok Rinpotché de trouver des donateurs pour les monastères dont il a la responsabilité, ainsi que des parrains pour les moines qui s'y rattachent.

Fondée sur le principe de l'amour bienveillant et de la compassion agissante, l'action du très Vénérable Kyabdje Gosok Rinpotché vise à la réalisation du bien véritable des êtres. Car en tout domaine une motivation altruiste favorise aide et assistance réciproque, si bien que les difficultés individuelles et collectives sont plus rapidement dissipées. Devenue ainsi utile et bénéfique, l'activité humaine trouve alors sa pleine signification et une organisation sociale excellente est à même de s'épanouir. C'est pourquoi Rinpotché insiste toujours dans ses enseignements sur l'importance de l'amour bienveillant et de la compassion, qualités essentielles pour l'établissement d'une paix stable et d'un bonheur durable dans le monde.

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